📅 Journée d’étude : Corps & Genre – Identités
📅 Study Day: Body and Gender – Identities
Roots of Resistance: Plant Agency, Gender, and Biopolitical Struggles (1520-1730)
Le 5 mai 2026, l’UFR Arts et Sciences Humaines (site des Tanneurs) accueille une journée d’étude consacrée aux relations entre les corps, le genre et la construction des identités. Cet événement réunira doctorant·es et enseignant·es-chercheur·es pour des communications et une table ronde interdisciplinaire.
📍 Lieu : Salle des Actes TA 203, site des Tanneurs. 🕒 Horaires : 9h15 – 17h.
📝 Programme des communications
9h15 – 9h45 : Accueil
9h45 – 10h15 : Sandrine Peyrat Doctorante en histoire romaine et en histoire de l’art romain (UR 4081 – Rome et ses renaissances, Sorbonne Université) 🗣️ « Brouillage des corps et des identités : les représentations divinisantes des femmes julio-claudiennes, entre émancipation et assignation genrée en Italie et Afrique romaine »
10h15 – 10h45 : Marie Bultez Doctorante en histoire moderne (UR 6298 – CeTHIS, Université de Tours) 🗣️ « Repenser le genre : l’incapacité physique comme facteur d’identité au sein de la généralité de Tours (17e-18e) »
10h45 – 11h00 : Pause
11h00 – 11h30 : Suzy Toson Doctorante en histoire contemporaine (UR 353 – Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis et Centre d’histoire de Sciences Po, Sciences Po Paris) 🗣️ « Ghitta Carell : représenter les corps fascistes »
11h30 – 12h00 : Iris Mansot Doctorante en histoire de l’art contemporain (UR 538 – Centre de recherches en histoire de l’art, Université Bordeaux-Montaigne) 🗣️ « Les photographies d’artistes femmes dans l’abstraction lyrique des années cinquante : une mise en scène du genre féminin ? »
🗣️ Table ronde (14h – 17h)
L’après-midi sera consacré à une table ronde ouverte, modérée par Ulrike Krampl, professeure des Universités en Histoire moderne (UR 6298 – CeTHIS, Université de Tours).
Intervenant·es :
- Tassanee Alleau (UMR 7323 – CESR)
- Marie Bultez (UR 6298 – CeTHIS)
- Marion Ferrier (UMR 7323 – CESR)
- Iris Mansot (UR 538 – CRHA)
- Sandrine Peyrat (UR 4081 – Rome et ses renaissances)
- Suzy Toson (UR 353 – IFG Lab et CHSP)
🏛️ Organisations partenaires : ADCeTHIS | Université de Tours | CeTHIS (UR 6298)
📧 Contact : adcethis@gmail.com
De mon côté, cette journée me sera enrichissante pour continuer à apporter du neuf à ma recherche et à cette réflexion :
🌱 Et si la racine, entre XVIe et XVIIIe siècle, avait été bien plus qu’un aliment ou un remède ? Ma thèse explore comment manioc, igname et salsepareille ont servi d’outils d’émancipation pour des corps contraints par le pouvoir colonial, les normes de genre ou la censure et la civilisation des mœurs. Les archives, l’iconographie et les approches de Schiebinger à Boumediene, aident à montrer comment soigner, cultiver ou cuisiner ces plantes souterraines a permis aux femmes, esclaves et personnes mises à la marge de résister, de préserver leurs savoirs vernaculaires et d’affirmer une identité invisible aux yeux des autorités. Quelles pistes pour orienter la recherche vers de nouveaux axes méthodologiques en considérant l’environnement et les sensibilités comme une matière vivante et première ?
English:
🌱 What if, between the 16th and 18th centuries, roots were much more than just food or medicine? My thesis explores how cassava, yam, and sarsaparilla served as tools of emancipation for bodies constrained by colonial power, gender norms, censorship, and the prevailing social norms. Archives, iconography, and approaches ranging from Schiebinger to Boumediene help to show how treating, cultivating, or cooking these underground plants allowed women, slaves, and marginalized people to resist, preserve their vernacular knowledge, and assert an identity invisible to the authorities. What avenues can guide research toward new methodological directions by considering the environment and sensibilities as a living and raw material?


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